Jeudi 12 novembre 2009
Les résultats de l’enquête « Obepi-Roche » viennent d’être publiés : surpoids et obésité continuent d'augmenter en France. Cela n'a rien d'un scoop. Les
facteurs à l’origine de ce problème de santé publique sont connus et à l'oeuvre depuis des années?
La plupart des aliments que nous consommons ont subi des transformations profondes lors de leur fabrication. Beaucoup sont artificiels.
L’on sait que certains produits alimentaires ont une composition déséquilibrée. Sel, sucres ou graisses bas de gamme ont tendance à se glisser dans des produits où ces substances n’ont rien à faire et en trop grandes quantités.
Mais il n’y pas que cela.
Pendant des siècles, lait, œufs, beurre, sucre et céréales ont été les produits de base de notre alimentation. Aujourd'hui, les industriels transforment ces aliments ou leur substituent des produits qui ne faisaient pas partie de l'alimentation humaine. Ils y incorporent un nombre toujours croissant de substances issues de l'industrie chimique : colorants, conservateurs, antioxygènes, acidifiant, émulsifiants épaississants, exhausteurs de goût, agents d'enrobage, etc... Ils sont présents partout. Même dans des produits comme le pain.
Rendez-vous ici pour un aperçu sur les substances que les industriels incorporent dans nos aliments.
Les conditions de production de la viande, du poisson, des fruits et légumes ont été, elles aussi, radicalement transformées.
Notre nourriture a plus changé dans les dernières décennies qu'au cours des siècles précédents.
Et alors ?
Il ne s'agit pas de rejeter en bloc cette évolution. Il ne s'agit pas non plus de nous prononcer sur les qualités gustatives de cette cuisine nouvelle. C'est l'affaire de chacun !
Si les risques immédiats d'intoxications alimentaires n'ont jamais été aussi faibles, on voit apparaître d'autres dangers, plus insidieux car ne se manifestant que sur le long terme. Notre organisme n’assimile pas ces substances étrangères de la même manière que les aliments traditionnels. Il réagit à sa façon.
Quel est l'effet sur notre organisme de ces produits chimiques, s'ils sont consommés de manière habituelle sur une longue durée ?
La CLCV déplore l'absence d'une réelle politique de prévention.
Qu'attend-on pour mettre fin aux abus publicitaires ? Pourquoi, par exemple, laisser diffuser l'idée que tel ou tel produit alimentaire agit comme un médicament ?
Au rang des priorités délaissées par les pouvoirs publics, on citera aussi la régulation des publicités alimentaires destinées aux enfants. Pourquoi laisse-t-on faire la promotion, y compris dans les émissions destinées aux petits, de produits complètement déséquilibrés du point de vue alimentaire ? Les produits les plus riches ou destinés au grignotage prédominent alors que les denrées à privilégier (poisson, fruits et légumes) sont quasiment absentes des écrans.
Il y a aussi l'énorme dossier de la restauration collective et d'abord de la restauration scolaire. Pour cette dernière, la CLCV demande depuis longtemps une réglementation sur la qualité nutritionnelle des repas. En vain.
Le président de la république vient de créer une commission pour la prévention de l'obésité. On voit qu'un certain nombre de pistes sont déjà bien balisées. Les décisions devraient donc pouvoir arriver très rapidement.
Que faire en tant que consommateur ?
Cessons d’acheter les yeux fermés. À nous d'interpréter les informations disponibles sur les produits. À nous de ne pas nous laisser berner par la première allégation publicitaire venue.
Et pour être un consommateur averti, prenons un peu de temps pour nous tenir informés.
La CLCV, quant à elle, mène chaque année des actions, sur le terrain, sur ce thème de l'alimentation, à la fois en direction des adultes et en direction des scolaires.
Nous avons parlé de certaines d'entre elles sur ce blog :
Forum d'animation sur la nutrition, le 9 octobre 2009
« Du caddie à l'assiette », le 10 mars 2009
Intervention auprès de nos députés lors de l'examen de la loi Bachelot, le 8 mars 2009
La CLCV sensibilise les lycéens sur la nutrition !!!, le 24 avril 2009
.....
L’obésité progresse, en avant pour une véritable prévention !
La plupart des aliments que nous consommons ont subi des transformations profondes lors de leur fabrication. Beaucoup sont artificiels.
L’on sait que certains produits alimentaires ont une composition déséquilibrée. Sel, sucres ou graisses bas de gamme ont tendance à se glisser dans des produits où ces substances n’ont rien à faire et en trop grandes quantités.
Mais il n’y pas que cela.
Pendant des siècles, lait, œufs, beurre, sucre et céréales ont été les produits de base de notre alimentation. Aujourd'hui, les industriels transforment ces aliments ou leur substituent des produits qui ne faisaient pas partie de l'alimentation humaine. Ils y incorporent un nombre toujours croissant de substances issues de l'industrie chimique : colorants, conservateurs, antioxygènes, acidifiant, émulsifiants épaississants, exhausteurs de goût, agents d'enrobage, etc... Ils sont présents partout. Même dans des produits comme le pain.
Rendez-vous ici pour un aperçu sur les substances que les industriels incorporent dans nos aliments.
Les conditions de production de la viande, du poisson, des fruits et légumes ont été, elles aussi, radicalement transformées.
Notre nourriture a plus changé dans les dernières décennies qu'au cours des siècles précédents.
Et alors ?
Il ne s'agit pas de rejeter en bloc cette évolution. Il ne s'agit pas non plus de nous prononcer sur les qualités gustatives de cette cuisine nouvelle. C'est l'affaire de chacun !
Si les risques immédiats d'intoxications alimentaires n'ont jamais été aussi faibles, on voit apparaître d'autres dangers, plus insidieux car ne se manifestant que sur le long terme. Notre organisme n’assimile pas ces substances étrangères de la même manière que les aliments traditionnels. Il réagit à sa façon.
Quel est l'effet sur notre organisme de ces produits chimiques, s'ils sont consommés de manière habituelle sur une longue durée ?
La CLCV déplore l'absence d'une réelle politique de prévention.
Qu'attend-on pour mettre fin aux abus publicitaires ? Pourquoi, par exemple, laisser diffuser l'idée que tel ou tel produit alimentaire agit comme un médicament ?
Au rang des priorités délaissées par les pouvoirs publics, on citera aussi la régulation des publicités alimentaires destinées aux enfants. Pourquoi laisse-t-on faire la promotion, y compris dans les émissions destinées aux petits, de produits complètement déséquilibrés du point de vue alimentaire ? Les produits les plus riches ou destinés au grignotage prédominent alors que les denrées à privilégier (poisson, fruits et légumes) sont quasiment absentes des écrans.
Il y a aussi l'énorme dossier de la restauration collective et d'abord de la restauration scolaire. Pour cette dernière, la CLCV demande depuis longtemps une réglementation sur la qualité nutritionnelle des repas. En vain.
Le président de la république vient de créer une commission pour la prévention de l'obésité. On voit qu'un certain nombre de pistes sont déjà bien balisées. Les décisions devraient donc pouvoir arriver très rapidement.
Que faire en tant que consommateur ?
Cessons d’acheter les yeux fermés. À nous d'interpréter les informations disponibles sur les produits. À nous de ne pas nous laisser berner par la première allégation publicitaire venue.
Et pour être un consommateur averti, prenons un peu de temps pour nous tenir informés.
La CLCV, quant à elle, mène chaque année des actions, sur le terrain, sur ce thème de l'alimentation, à la fois en direction des adultes et en direction des scolaires.
Nous avons parlé de certaines d'entre elles sur ce blog :
Forum d'animation sur la nutrition, le 9 octobre 2009
« Du caddie à l'assiette », le 10 mars 2009
Intervention auprès de nos députés lors de l'examen de la loi Bachelot, le 8 mars 2009
La CLCV sensibilise les lycéens sur la nutrition !!!, le 24 avril 2009
.....
L’obésité progresse, en avant pour une véritable prévention !
Par Denis
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Publié dans : Actu consommation
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