De quoi s'agit-il ?
Les « nanotechnologies » sont les technologies de l’infiniment petit. Ces composants de niveau atomique présentent des propriétés radicalement différentes de la
matière qui nous est familière. Je fais court, mais je vous renvoie à l’article de Wikipédia
sur ce sujet.
Des innovations insufisamment évaluées.
On attribue à ce type de matériaux des potentialités immenses : béton et verre autonettoyants, peintures et vernis, textiles intelligents capables de réagir à la température, etc. On fait miroiter des avancées médicales : les nanotechnologies permettraient de créer des médicaments « ciblant » des organes ou des cellules malades.
Ce n’est plus tout à fait de la science-fiction. Les industriels commercialisent déjà des nano particules.
Mais connaît-on l'effet de l’introduction dans les produits de consommation courante de ces nanomatériaux qui n'existent pas dans la nature ? Que sait-on de leur innocuité ? A-t-on mesuré leur toxicité et leurs effets à long terme sur l'organisme ?
Bien plus, si les applications imaginées devenaient réalité, elles pourraient avoir des impacts sur notre vie quotidienne et d’ailleurs sur la vie sociale toute entière. Quels sont-ils ? Ces évolutions soulèvent des questions d'éthique.
D’où ce débat public confié par le Gouvernement à la Commission Nationale du Débat Public. Il doit permettre à chacun de s'informer et de s'exprimer sur « les options générales en matière de développement et de régulation des nanotechnologies » . Ouvert à l'automne 2009, il se terminera le 23 février 2010. Plus que quelques jours pour nous exprimer.
Nos positions
○ Pour la CLCV, l'insuffisance des données publiées aujourd'hui est patente. Elle refuse la mise sur le marché de produits dont les effets n'auraient pas été évalués. Et seule une recherche publique réalisée par des scientifiques sans lien avec les industriels du secteur concerné permettra d'éviter les conflits d'intérêts.○ La CLCV souhaite que les résultats de ces recherches soient accessibles au public, que les citoyens aient la possibilité d'en débattre.
La CLCV demande que soit mise en place une gouvernance de l'innovation permettant de garantir à la fois le développement des nouvelles technologies et la sécurité des consommateurs.
○ Pour la CLCV, la réglementation européenne sur les risques sanitaires et environnementaux devra être adaptée pour prendre en compte les spécificités des nanotechnologies. Et d'abord pour assurer la nécessaire information des consommateurs. Aujourd'hui des cosmétiques courants incorporent déjà des nanoparticules. Ceci permet au produit de pénétrer dans l’organisme sans difficulté, passant outre à cette barrière qu’est la peau, barrière qui protège l'être vivant depuis l'aube des temps. Vous, consommateur, n’avez aucun moyen de savoir si oui ou non , la crème que vous achetez en contient ou pas..
Il faut bien voir que cette réglementation serait inopérante si elle n'existait qu’en Europe. Les acteurs concernés (pouvoirs publics, professionnels, organisations non gouvernementales) doivent travailler à la nécessaire harmonisation internationale de celle-ci..
Pour s'exprimer ou tout simplement s'informer
○ Le site officiel : http://www.debatpublic-nano.org
○ Pour en savoir plus sur les positions de la CLCV, voir son cahier d’acteurs Les nanotechnologies ; pour une gouvernance de l’innovation
○ Rapports et études :http://www.debatpublic-nano.org/informer/rapports-et-etudes.html
○ Ecrire un avis ou une contribution : http://www.debatpublic-nano.org/participer/index.html
